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    Là où s'échoue l'écume de mes pensées fugaces... Autrement nommé : Page d'Accueil.

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  • Vous vous demandiez où était passé l'oiseau qui niche ici ? Nul besoin de vous inquiéter, l'oiseau n'a pas quitté le nid ! Il est seulement parti voleter quelques temps, vadrouiller de ville en ville, de place en place, de bosquet en bosquet... Peut-être un jour racontera-t-il ce beau voyage.

    L'oiseau voyageur

    En attendant, réjouissez-vous ! Réfugié au chaud pour l'hiver, l'oiseau recouvre quelques feuilles de peinture... d'idées nouvelles... 

     

    Gardez-les yeux ouverts, et l'esprit attentif !

    Et bonne année à tous !

     

     

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  • Bonjour !

    Je suis en train de repenser toute l'organisation du site pour une plus grande visibilité des différents travaux, thèmes, etc, alors il risque d'y avoir pas mal de changements successifs dans les mois à venir... j'espère n'égarer personne ! (enfin, vu comme c'est mal rangé pour le moment je pense que ça peut difficilement être pire)
    Je devrais notamment ajouter pas mal de nouvelles rubriques, et classer d'abord par médium afin de pouvoir ranger toutes mes nouvelles créations qui sont un peu en attente dans des cartons pour le moment... en espérant que ça vous plaira !

    Si vous avez des suggestions ou des remarques n'hésitez pas à m'en faire part via les commentaires ou le formulaire de contact :)

    Et joyeux mois de mai à tous :)

     


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  • Si fin est le papier
    Sur lequel je dessine…
    Si la fin est papier
    Sur lequel mes desseins
    Viennent s’enamourer
    Alors
    Ces désaccords
    Que je rêve d’enfoncer
    Devraient être des traits
    Griffés sur le papier
    Sur lequel je dessine.
    Qu’importent mes desseins
    Si le papier trop fin
    Sur lequel je dessine
    Se déchire à la fin ?

    Rien,
    Que du papier percé
    Par mes traits acérés.

    Rien,
    Que mes traits dévastés
    Par le papier percé. 


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  • Le vent se lève et emporte mes rêves vers d’autres horizons. De blancs cumulus se baladent, s’écharpent, s’attrapent les uns les autres. Le ciel bleu est teinté de mauve, d’orange, et d’une couleur qui n’est pas du gris mais pas du bleu non plus. Il y a cet avion qui passe, traçant de sa queue scintillante une grande barrière qui coupe le ciel en deux…pendant quelques instants. Les nuages filent et se transforment sous les jeux d’une brise des hauteurs. Là un grand dragon blanc, là un cheval crachant de l’eau. Une libellule. Elle tourbillonne au dessus de ma tête, puis remonte, redescend, se pose. Une seconde écoulée et elle a disparu. Les courants d’air font planer quelques hirondelles, qui se détachent, ombres noires sur la clarté du ciel. Les nues découpent le soleil en tranches fines qui s’appuient sur les arbres. Des feuilles bruissent, chatouillées par le vent. Le vent se lève et emporte mes rêves vers d’autres horizons, ceux d’une nature vivante, et d’un ciel brillant de mille illusions.


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  • Une plume qui tombe lentement vers l’eau laisse apparaître à son contact de larges cercles bleus. La lueur frémissante de l’aube se reflète sur les flots, scintille sur la crête des cercles concentriques qui s’élargissent dans le levant. Les frileuses feuilles des arbres plantés là comme des colonnes dorées frissonnent un instant sous le souffle tiède du vent. Les herbes bruissent. Au cœur de ce creux de feuillage, dans une alcôve digne des plus belles constructions de cet être de pierre qu’on appelle l'Homme, un oisillon s’éveille. Il entonne son chant, et la nature s’anime, se parant des couleurs du soleil. Chaque être minuscule étend ses ailes, ouvre ses yeux ; tout fourmille dans le jour naissant.


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  • Quand tout s’effondre. Chaos sans nom. Sol qui s’écroule. Pieu dans le cœur.
    Les ombres de la solitude, tourbillonnantes, m’entourent. Elles me murmurent des paroles de mort, des paroles de doute. Et j’entrevois l’horreur qui s’y cache.
    Je les écoute.
    Je les écoute et elles me parlent, elles tiraillent mon âme condamnée.
    C’en est assez ! Silence ! Donnez-moi le silence !
    Accablée je m’assieds, âme en peine et perdue dans ma propre douleur.
    Des marches. Un escalier dans un jardin. Tant de verdure autour de moi… Je ne vois rien. Je ne vois plus car mon cœur est enclos dans les ombres. Plus rien ne m’entoure que cette horreur suprème… Ce vide insensible qui m’écarte de tout.
    J’erre dans les ombres depuis cet escalier perdu, et mon regard erre alentour, cherchant un quelconque intérêt à ce chaos sans fin… sans but. Sans trâme et sans histoire. Petit papillon qui sécrase sur la chaussée sans avoir butiné de fleur.
    Flou mon regard au monde. Flou les arbres alentours. Une petite main sèche les yeux, et ils continuent leur cheminement incertain sur le vide qui m’entoure.
    Un mot, une arme, quoi que ce soit…
    Pour revenir du chaos. Ne pas sombrer, ne pas s’écraser au fond de ce gouffre…
    Quelque chose pour sauver mon âme… ?
    Le regard de l’enfant se perd, cherche, cherche un peu de salut.
    Dans la lumière du jour, blanche et fraiche comme un automne bien sec, les yeux s’émerveillent des arbres. Branches aux doigts levés vers le ciel.
    Le ciel…
    Une main verte se dévoile au milieu d’autres.
    Index levé, point fermé.
    « Regarde le ciel » semble dire cet arbre.
    Je regarde.
    Non, le ciel n’est pas vide.
    Regarde le ciel.
    Ce ne sont pas les dieux qui y vivent.
    Regarde le ciel.
    Les oiseaux, les nuages, ces éclaircies soudaines ou averses qui durent, durent et nous trempent et chassent les peines.
    Regarde le ciel.

    Pas de dieux dans le ciel, mais mon espoir.
    Pas de dieux dans le ciel, mais une nature sauvage.
    Pas de dieux dans le ciel, juste une croyance impie que des milliers de cœurs un jour y ont placés. 

    Depuis toutes ces années, je regarde le ciel. Je me suis levée de ces marches et suis retournée à la vie. J’ai pris les armes et pris la plume, j’ai gardé espoir en regardant le ciel.
    Il n’est jamais tombé, ce ciel.
    Il abrite tant de monde, ce ciel, qu’il ne peut pas tomber.
    Même s’il pleure, même s’il gronde, le ciel est toujours là.
    Tant que le ciel est là, je suis là, quelque part.
    Au dessus du chaos qui a suivi mes pas.

    Même cent mille lieues sous la terre, le ciel est là.
    Même lorsqu’il disparaît derrière des monceaux de poussière, même quand il n’y a plus rien, le ciel est là.

     

    Confidence d’une enfant qui n’avait plus que ça.


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  • Je drape de rideaux blancs cette loge si obscure; j'enferme mes songes dans leur étreinte immaculée; rêves noirs, sanglants ou tristes, je n'en oublie pas un; ils disparaissent dans la pureté d'un jour nouveau.

    .

    M'enveloppant de robes aux formes enfantines, grimée comme une poupée précieuse reposant sur son étagère, je chausse mes hauts souliers et sors en marchant sur un fil, mon ombrelle m'abritant du soleil, et de longs gants couvrant mes bras.

    .

    Je m'émerveille de la chute d'une feuille, admire un reflet sur une flaque; j'aime l'éclat du soleil couchant sur mes paupières baissées; la mélodie du vent me donne des envies de chanter ou de bondir dans les airs pour m'imprégner de son chant inaudible; l'odeur de la pluie passée m'informe que le ciel a lui aussi chassé ses peines pour se faire beau.


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