• Flamenco

    Comme si
    C’est pas une seconde peau
    C’est comme ça que je vis
    Retrouve la fiction dans la fiction et ne sortir jamais du rêve
    Pire qu’une Alice, qui veut quand même rentrer chez elle
    Transpose le poison au réel et tu auras une illusion
    Encore
    Une de plus. 

    Les douleurs vont-elles continuer ?
    Je cracherais des jurons
    Je veux du mieux
    Du plus
    De l’inconcevable parfait
    La perfection au réel sans avoir à rêver toujours
    Mais je m’en fous
    Ma vie est bien
    Hélas
    Pas comme celle des autres
    Pourquoi ça me fout des aigreurs ?
    Pourquoi j’en ai si mal au cœur ? 

    Je sais que le monde sourira
    Que j’ai la chance
    Le courage
    Le bonheur
    La force de prendre les parents du monde dans mes bras
    Mais merde ! pourquoi les parents pleurent ?

    Pourquoi dit-on parfois adieu ?
    Pourquoi se quitter comme ça ?
    Comme des étrangers
    Et pas comme si
    On étant toujours liés
    Comme si on n’avait qu’un seul cœur
    Qu’un seul courage
    Et qu’une seule peur :
    Celle de ne jamais retrouver
    Au coin d’un songe
    Les personnes que l’on aime
    Et qui nous aiment
    Un peu
    Parfois
    Sans se le dire à chaque fois. 

    Tu sais pourquoi j’écris, moi, inconsidérément ?
    Pourquoi ça fuse sous mes doigts et que je n’y réfléchis pas ?
    C’est comme ça qu’est ma vie.
    Dans l’immédiat
    Avec fracas
    Et Peurs
    Et Larmes
    Et je m’en fous
    Parce qu’il n’y a que l’instant qui compte
    Qu’on blesse ceux que l’on doit blesser
    Qu’on aime ceux que l’on doit aimer
    Sans jamais rien vouloir.

    Tu crois que les mots obéissent ?
    Qu’ils veulent bien de tes ordres ?
    Qui es-tu pour le croire ? Pour savoir ce que veut le monde ?
    Moi je ne suis personne, personne et ça résonne, à chaque virgule, dans mes trop longues paraboles
    Dans mes esquisses
    Dans les prémisses
    De mes raisons qui déraisonnent.

    Que tu me prennes pour une folle
    Je sais où est mon cœur
    Il est là
    Devant moi
    Je le sens battre
    Et parfois même j’en souffre. 

    Je ne le dépeins pas toujours
    J’ai pas que ça à faire
    Bien sûr que tout viendra de moi
    C’est comme le bonheur
    Et ça,
    Je sais pas si tu l’as compris,
    Toi qui sournoisement vis ta vie
    Et crois
    Que moi
    Je crois que j’ai raison

    Mais mon petit, je n’ai jamais raison
    Il n’y a pas de raison
    Il n’y a pas de plafond
    À mon monde
    Pas de barrières
    Pas de limites
    Pas de vrai ni de faux

    Il y a ce que je vis et ce que je ne vis pas
    C’est si je le ressens que vraiment je le vois
    Et je sais faire des mondes
    Transformer les ronds à la ronde
    En formes déformées.
    Je sais pleurer et rire, rêver
    Je sais frissonner pour les autres
    Craindre pour ceux que je n’ai jamais vus

    Je sais le mal que l’illusion nous fait
    Quand on y croit et quand elle se défait
    Quand elle défait les cœurs
    Les familles et les mondes.
    Je sais et je veux dire
    Non
    Poser la question

    Mais les mots ne répondent pas
    Jamais assez
    Ils ordonnent et ils organisent
    Ils mettent de l’ordre, en ligne, allez ! les mots sur les idées
    C’est un peu plus opaque, un peu moins transparent
    Comme si on comprenait jamais
    Le moindre mot

    Alors je parle
    J’écris
    Je danse et suis en vie
    Pas du bout de mes doigts
    Pas d’un regard croisé
    Mais de ce cœur qui bat
    De ce cœur qui fait mal et que je donne aux autres
    Même du bout de mes doigts
    Et du bout de mes rêves
    Et tout le bonheur que je souhaite
    Toujours
    À ceux qui passent autour de moi.

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