• La Désarmonique ♪♬♩♭♫

    Je ne connais rien à la musique

    Je ne suis pas un sol

    Lente est mon harmonie

    Que le son me console !

    Mais soit.

    Ici,

    Désacordons. 

  • Comme si
    C’est pas une seconde peau
    C’est comme ça que je vis
    Retrouve la fiction dans la fiction et ne sortir jamais du rêve
    Pire qu’une Alice, qui veut quand même rentrer chez elle
    Transpose le poison au réel et tu auras une illusion
    Encore
    Une de plus. 

    Les douleurs vont-elles continuer ?
    Je cracherais des jurons
    Je veux du mieux
    Du plus
    De l’inconcevable parfait
    La perfection au réel sans avoir à rêver toujours
    Mais je m’en fous
    Ma vie est bien
    Hélas
    Pas comme celle des autres
    Pourquoi ça me fout des aigreurs ?
    Pourquoi j’en ai si mal au cœur ? 

    Je sais que le monde sourira
    Que j’ai la chance
    Le courage
    Le bonheur
    La force de prendre les parents du monde dans mes bras
    Mais merde ! pourquoi les parents pleurent ?

    Pourquoi dit-on parfois adieu ?
    Pourquoi se quitter comme ça ?
    Comme des étrangers
    Et pas comme si
    On étant toujours liés
    Comme si on n’avait qu’un seul cœur
    Qu’un seul courage
    Et qu’une seule peur :
    Celle de ne jamais retrouver
    Au coin d’un songe
    Les personnes que l’on aime
    Et qui nous aiment
    Un peu
    Parfois
    Sans se le dire à chaque fois. 

    Tu sais pourquoi j’écris, moi, inconsidérément ?
    Pourquoi ça fuse sous mes doigts et que je n’y réfléchis pas ?
    C’est comme ça qu’est ma vie.
    Dans l’immédiat
    Avec fracas
    Et Peurs
    Et Larmes
    Et je m’en fous
    Parce qu’il n’y a que l’instant qui compte
    Qu’on blesse ceux que l’on doit blesser
    Qu’on aime ceux que l’on doit aimer
    Sans jamais rien vouloir.

    Tu crois que les mots obéissent ?
    Qu’ils veulent bien de tes ordres ?
    Qui es-tu pour le croire ? Pour savoir ce que veut le monde ?
    Moi je ne suis personne, personne et ça résonne, à chaque virgule, dans mes trop longues paraboles
    Dans mes esquisses
    Dans les prémisses
    De mes raisons qui déraisonnent.

    Que tu me prennes pour une folle
    Je sais où est mon cœur
    Il est là
    Devant moi
    Je le sens battre
    Et parfois même j’en souffre. 

    Je ne le dépeins pas toujours
    J’ai pas que ça à faire
    Bien sûr que tout viendra de moi
    C’est comme le bonheur
    Et ça,
    Je sais pas si tu l’as compris,
    Toi qui sournoisement vis ta vie
    Et crois
    Que moi
    Je crois que j’ai raison

    Mais mon petit, je n’ai jamais raison
    Il n’y a pas de raison
    Il n’y a pas de plafond
    À mon monde
    Pas de barrières
    Pas de limites
    Pas de vrai ni de faux

    Il y a ce que je vis et ce que je ne vis pas
    C’est si je le ressens que vraiment je le vois
    Et je sais faire des mondes
    Transformer les ronds à la ronde
    En formes déformées.
    Je sais pleurer et rire, rêver
    Je sais frissonner pour les autres
    Craindre pour ceux que je n’ai jamais vus

    Je sais le mal que l’illusion nous fait
    Quand on y croit et quand elle se défait
    Quand elle défait les cœurs
    Les familles et les mondes.
    Je sais et je veux dire
    Non
    Poser la question

    Mais les mots ne répondent pas
    Jamais assez
    Ils ordonnent et ils organisent
    Ils mettent de l’ordre, en ligne, allez ! les mots sur les idées
    C’est un peu plus opaque, un peu moins transparent
    Comme si on comprenait jamais
    Le moindre mot

    Alors je parle
    J’écris
    Je danse et suis en vie
    Pas du bout de mes doigts
    Pas d’un regard croisé
    Mais de ce cœur qui bat
    De ce cœur qui fait mal et que je donne aux autres
    Même du bout de mes doigts
    Et du bout de mes rêves
    Et tout le bonheur que je souhaite
    Toujours
    À ceux qui passent autour de moi.


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  • Je te hais et je t’exaspère.
    Serons-nous
    Jamais
    En accord ?
    Accordons-nous des désaccords.
    Accorde-moi à tes accords
    Et je te laisserai
    Le bénéfique doute
    Des sons
    Désaccordés.

    Je rirai encore de toi
    Bien plus
    Qu’à gorge déployée. 

    Mais je serai toujours d’accord
    Pour te répondre
    Une fois
    Et plus.

    L’affinité
    Du mot qui fuse
    Pour réduire la longue distance
    Qui très tranquillement me tue.

    C’est un tango à manque de vue.
    Je t’aime et je te hais.
    Mais s’il te plait
    Ne reste pas
    Tout simplement de glace et las
    Comme ce morceau de bois
    Sculpté…
    Oui aime-moi
    Comme on aime une femme
    Pour moi
    Comme on aime le cuir de sa peau
    Et danser
    Avec elle
    Pour le feu qui brûle comme le miel.

    Mais tu ne sais que me haïr,
    Un peu plus,
    Ami abhorré.
    Oh tu ne sais que me maudire
    Mon haï
    Le plus
    Adoré.

    Je sais que tu ne danses pas
    Sous la morsure de mes pas
    Que tu préfères
    Quand la musique
    Grésille
    Vibrer comme la pierre.

    Tu ne sais pas comment je danse
    Tu oublies comment sont les sens
    Lorsqu’on est
    Une femme
    Le feu, la glace
    Et l’impatience
    Qui torturent nos âmes. 

    Alors je me joue à tes mots
    Je m’accorde à jouer de ta harpe
    Poursuivons le tango
    Ce lent tempo
    Qui se fracasse
    En quelques mots
    Que j’écris
    Comme je danse
    Sans ordre et sans mesure
    Pour t’aimer, te haïr,
    Et pour te contredire. 

    C’est comme ça que je t’aime
    Car il m’est impossible
    D’aimer de tout mon saoul
    Si je suis bien la seule
    À danser
    Comme une folle
    À aimer
    Éperdue
    À se perdre de vue. 

    Ton statique me tue.
    Trouve-toi une autre femme,
    Qui danse comme les flammes
    Sans changer de mesure,
    Sans s’éteindre

    Le contraire de moi
    Qui fissure les cœurs
    Qui danse sans mesure
    Comme le vent
    Comme la feuille qui s’évertue
    À tourner et à te quitter
    Pour le plaisir
    De voir un peu le monde
    Parce qu’elle ne t’aime pas
    Tant que la danse elle-même
    Et que la liberté
    Et le feu vivifiant
    D’un air
    Glacé
    Vivant
    Pour tournoyer encore.

    Je t’aime et je te hais.
    Je ne te quitte pas
    Je te lâche dans le vide
    Et veux te rattraper
    Comme si
    Toi aussi
    Tu pouvais me voler
    Le cœur tout entier
    Comme si tu pouvais en survivre
    Et rester
    Avec moi
    Me pardonner encore
    Me prendre dans tes bras.

    Comme si j’allais t’aimer
    Un jour,
    Comme tu le méritais.
    Je te hais et je t’aimerais
    Mon ami le plus abhorré
    Mon haï le plus adoré
    Si je pouvais
    En vérité
    En décider.


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  • Un mot, un songe et une traître ritournelle,
    L’enfer attend les impatients et les trompeurs,
    Faux masques et jour dissimulé
    Dans le mensonge des horreurs.

    Peu de rimes et pas de logique
    Rêve, vague illusion mortelle
    Un mot qui transcende et qui perce
    La peau ou le crâne de l’insoumis

    Tragédie d’un cauchemar vivant
    Trace, minutieusement les contours
    Des rayons de lumières du jour.
    Arrache un cœur pour de la peau

    Creuse et s’enfuie, s’il chute
    Maître de rien et symphonie
    Sans musique. De la roue du temps,
    Les rayons en saccade se brisent.


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